7 défauts qui t’empêchent de finir ta musique

1 Le doute

Seul dans ton home studio, avec tes névroses, ton isolement…
Tu tournes en rond.

Paradoxalement, c’est de ça dont il est question en production et songwriting. On fait sortir des aspects de nous, le bon et le moins bon.

Et on essaye de les matérialiser. On en fait des chansons, des musiques.
Des bonnes et de moins bonnes.

Il y aura toujours, TOUJOURS, quelqu’un à qui ça ne plaira pas.

 

Ta musique, c’est ton truc, ta came, ton envie propre. Pas celle d’un autre.
Douter est normal, mais douter de soi car trop d’influence des autres, non, ça n’est pas une bonne chose.
Ne remets pas tout en question au moindre doute.

2 Les influences

Ne te fait pas trop influencer.
Surtout par ces personnes qui gravitent autour de toi, et qui doutent de toi.
Ou qui doutent d’elles mêmes et qui transmettent leur énergie…
Ces gens là te font douter. Fais attention avec qui tu bosses, à qui tu fais écouter tes morceaux.
Fais tes morceaux, partage les, écoute des retours MAIS n’en fais pas ta parole d’évangile.Ta musique, tes influences, tes décisions. Pas celles des autres.
Tu écoutes des supers groupes, tu as de grands artistes en tête. Ok, on en a tous. C’est très bien même.
Seulement… tu crois que tu vas sortir de ta chambre avec l’album révélation de l’année 2016 / 2017 / 2030 ?
Comme ça en claquant des doigts en faisant un morceaux par mois ? En répétant juste pour tes concerts.
Malheureusement, la vie, c’est pas The Voice ou la Starakadémie.
Crée ton art, développe tes compétences, partage un peu.
Développe toi.
Ecoute les retours, mais reste maitre de ton projet.
Mais surtout, écoute Shia.

3 Le nouveau matos

Ah si j’avais une carte son RME, un C414 d’AKG et une paire d’Equator Audio D5, mes morceaux seraient tellement mieux.
J’avoue c’est le matos que j’aimerai avoir.
C’est sur ma « to-buy » list, depuis 2, 3 ans.
Mais ce matos, je ne l’ai pas. Et je ne suis pas près de l’avoir. (Compter 3/4000€ dans ce cas)
Pourtant j’ai déjà une carte son honnête, un ordi puissant, un bon clavier midi et une foultitude de banque de son – du correct aux super pro. Des micros honnêtes, une Telecaster.
Autant dire que j’ai largement de quoi faire.
Mais je reste insatiable.

 

Je me dis qu’avec tel ou tel matos j’arriverai enfin à la sacrosainte « qualité pro » dont on parle sans arrêt.
Mais peut on sonner vraiment pro, dans son coin avec des bouts de ficelles quand on doit rivaliser avec des consoles SSL à 300.000€, les oreilles expertes d’une mixeur de renom a 200€/h, dans une chaine audio haute définition exempt de tout parasite, et des prises sons parfaites jouées par des musiciens professionnels ?
Un peu d’honnêteté. Ca n’est pas possible. Mais, au final on s’en fout.

 

Le matos ne fait pas tout. Ca aide.
Mais ça ne fera jamais tout. Jamais.
Ce qui compte, avant tout, c’est ton inspiration.
Tu auras beau avoir la carrosserie d’une Maserati, si ton moteur est celui d’une Vespa, tu ne dépassera jamais le 60 km/h.
Pense d’abord au fond, puis à la forme.
Pense au message de ton morceau, à son émotion, à son arrangement, sa dynamique, sa musicalité.

Oublie un peu ta compression side chain ou le dernier plug in à la mode.

trop de matos

Hmmm… Miam du matooooss !

4 Tes choix

Ou plutôt ton absence de choix.
Tu crées, tu choisis.
Tu ne peux pas faire tout et son contraire dans un seul et même morceau, c’est inutile, et contre productif. Choisi, et tiens toi y.
Tu pourras -éventuellement – y revenir plus tard, mais choisi, et avance dans cette direction, ce sera toujours mieux que de n’aller nul part.

Souviens toi : ta musique, tes choix, ton exigence.

Pas celles des autres ou d’un quelconque marché.
Sauf si tu fais de la musique conceptuelle, psychédélique, sois clair avec toi même et avec ton  Je te dis pas de copier untel, ou de tout lisser.
Juste prendre une direction claire.

5 Les retouches du perfectionniste

 
« Le tambourin à 2min23 il faudrait le baisser de 0.4 Db, ça va changer la face du monde et de notre morceau.
On entend un vague souffle sur la voix à 1min40 ca risque de compromettre notre nomination aux victoires de la musique… »
Tu te reconnais ? Moi je me reconnais.
Le diable est dans les détails. Certes, et mieux tu fais, meilleur sera ton morceau.
Malheureusement, les détails sont la porte ouverte à la perdition….
On fignole ceci, et puis cela, et puis cela.
Si il y a tant de choses à fignoler, n’est ce pas parce que ton morceau, à la base, n’est pas suffisamment bon ? Ou qualitatif dans son enregistrement ? Ou son arrangement ?

 

Un demi Db de différence sur un tambourin pendant 20 secondes ne changera pas la face d’une chanson bancale, ou mal arrangée.
Ce sera au mieux un pansement sur une fracture ouverte.

6 Plus c’est mieux ?

 
Alias, « trop c’est trop »
Alias « Aller à l’essentiel », toujours.

Ce n’est pas parce qu’on peut toujours rajouter tel ou tel truc, que ça va être forcément génial.

Ce n’est pas parce que ton DAW peut accueillir 200 pistes qu’il faut nécessairement
les utiliser toutes.
Trop d’effets, trop de pistes, trop de tout finissent par tuer ton morceau (et ton mixage bien souvent)
Tu as l’impression que tu gonfles le tout, mais tu l’alourdis peut être ?
Au contraire vise moins, mais vise mieux.

 

7 « On finira ça au mixage »

On l’entend souvent celle là.
Plutôt que de refaire une prise, on se dit qu’on copie/collera une partie, et qu’on bidouillera au mixage.
Résultat : 3 heures de bricolage supplémentaire. Et pas forcément pour le mieux.
Ta musique est bof ? C’est pas grave le mixage va tout transformer.
Il faut sortir de ce fantasme.
Le mixage ne corrigera pas tout, et surtout il ne transformera pas une mauvaise chanson en un tube inoubliable.
Si tu veux te décomplexer sur le mixage écoute en détail les Beatles. C’est parfois du grand n’importe quoi.
La batterie est tout à droite, une voix tout à gauche. C’était l’effervescence de la stéréo. Je pense que les mecs devaient halluciner d’avoir un gauche droite et 4/8 pistes avec lesquelles s’amuser. Et ils se sont pas privé.
Personne aujourd’hui n’irait faire ça, a priori.
Ca ne plaira pas à tout le monde ce que je vais dire, mais je vais le dire quand même :
Leur mix, avec nos critères actuels, c’est un peu de la merde.
Normal, dans les années 60, peu de gens avaient un système d’écoute stéréo, alors Georges Martin et les Fab Four s’en donnaient à coeur joie, ils savaient bien qu’ils n’allaient pas perturber grand monde.
Avant de t’intéresser au son ou à la MAO… Tu te serais posé la question de savoir si le mix des Beatles est équilibré ?
Perso jamais.
Pourtant leurs chansons sont intemporelles, inoubliables, etc.
Bref « tu peux pas test ». Peu importe la qualité du mixage.
C’est une histoire de songwriting, d’accroche, de mélodie, d’arrangement et de paroles.
Encore une fois, une histoire d’inspiration.
Ce qui fait la base d’une chanson et sa réussite.
Faut être honnête, on ne sera pas tous des John Lennon et Paul McCartney.
Il faut t’y résoudre mon gars (ma fille). Note pour l’auteur.

Pour completer :

En résumé

Finis ta musique, aussi imparfaite soit elle.
La prochaine sera meilleure. Et la suivante.
Et la suivante…Bref, tu auras compris !

Allez continue à faire plein de musique, à la prochaine !

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Sinon, tu seras peut être interressé par cet article : 52 trucs à savoir quand on débute la MAO

 

NB : Cet article m’a été inspiré par celui là !

lemusicien
 

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